Comment maîtriser l'art de la négociation salariale
Accueil/Débouchés Professionnels/Comment maîtriser l’art de la négociation salariale : obtenez le salaire que vous méritez

Plus que jamais, dans cette période marquée par l’inflation de prix, nombre de salariés verraient d’un très bon œil de voir leurs revenus professionnels s’accroître. Si parmi eux, les personnes ayant été récemment embauchées ne se trouvent pas dans le contexte idoine pour aller toquer à la porte de leur manager, on en compte également qui ont toute légitimité pour ne serait-ce que tenter la démarche.

Vous estimez faire partie de cette deuxième catégorie ? Découvrez la bonne approche à adopter pour négocier une augmentation !

Trouver le bon moment pour négocier son salaire

Les circonstances potentiellement favorables

On pourrait à tort penser qu’une promotion professionnelle est nécessairement synonyme d’augmentation salariale, or c’est loin d’être systématiquement le cas sans pour autant que cela soit illégal.

Par conséquent, quand on s’apprête à endosser de nouvelles responsabilités, ce qui signifie qu’on bénéficie d’une certaine reconnaissance de son employeur pour le travail effectué jusqu’à là, c’est souvent une période propice à la négociation de salaire.

Autre circonstance qui se prête à cet exercice : celui de l’entretien annuel d’évaluation. S’il ne doit évidemment pas être axé sur ce sujet, il n’en est pas l’objet, il peut assez naturellement l’introduire après un état des lieux des missions remplies au cours des 12 derniers mois et une discussion autour des perspectives d’avenir.

La demande est en outre susceptible d’être exprimée au terme d’une formation professionnelle qualifiante, et ce, d’autant plus quand cette dernière octroie au salarié des compétences dont son entreprise a la garantie de pouvoir tirer profit.

Quand éviter de demander une augmentation de salaire ?

On distingue à l’inverse des contextes durant lesquels il serait plus qu’audacieux de demander une augmentation. Tout d’abord, la démarche paraîtrait assez saugrenue si votre salaire a déjà été augmenté au cours du dernier semestre.

C’est ensuite le cas quand la société dans laquelle vous évoluez connait des difficultés économiques conséquentes laissant à penser que vous songez exclusivement à votre cas personnel.

Votre N+1 croule sous le travail et il reste délicat d’échanger longuement avec lui ? Mieux vaut également laisser passer quelques jours ou semaines avant d’aller évoquer ce sujet.

Mais il n’y a de toute façon pas de vérités en la matière, aussi, nous ne pouvons que conseiller de faire preuve de discernement au moment d’entamer des pourparlers sur votre rémunération.

S’armer d’un argumentaire solide pour réussir sa négociation salariale

Vous êtes enclin à négocier vos émoluments et vous vous apprêtez à aller échanger avec votre manager ou le service des RH, voire directement avec votre patron (ces deux dernières options étant en général plus appropriées dans les petites structures).

Attention néanmoins à ne pas solliciter un entretien et vous y rendre la fleur au fusil, l’enthousiasme et la détermination ne sauront suffire à vous faire obtenir ce que vous espérez ! Voici pêle-mêle des idées d’arguments à mettre en avant, en fonction de votre profil et des performances que vous avez réalisées :

  • La participation à des projets fructueux, qu’il s’agisse d’augmentation de leads, de ventes, de diminution des dépenses etc. (mesurables par des KPI)
  • La contribution à la progression d’un taux de satisfaction client
  • La livraison de projets dans les délais impartis, voire même avant les délais sur lesquels vous vous étiez engagé
  • Avoir mené à bien des missions différentes de celles qui vous étaient initialement affectées
  • Supporter régulièrement des charges de travail plus conséquentes qu’auparavant
  • La suggestion d’idées qui ont permis d’améliorer les conditions de travail
  • La reconnaissance d’échecs que vous avez eus et qui vous ont fait grandir professionnellement, faisant de vous un employé à plus forte valeur ajoutée
  • La pénurie de personnels ayant votre profil sur le marché du travail

À quel montant prétendre ?

En premier lieu, les spécialistes interrogés à ce sujet déconseillent d’annoncer un chiffre fixe, ils recommandent en effet de donner une fourchette (comprenant un minimum et un maximum) quand il s’agit de formuler le montant des émoluments espérés.

Pour éviter de s’adonner à une estimation au doigt mouillé, Pierre Denis du cabinet HLC Conseils préconise de « partir du salaire souhaité et de l’augmenter de 10 à 15% ».

Il vous appartient également de vous baser sur des données objectives en vous référant à la grille de rémunération de votre secteur d’activité ainsi qu’au coefficient de salaire (aussi appelé coefficient hiérarchique).

Par ailleurs, n’hésitez pas à évoquer d’autres formes de valorisation dont vous pourriez profiter (télétravail, primes d’intéressement, tickets restaurants…) de sorte à laisser une marge de manœuvre suffisante à votre employeur.

Enfin, pour favoriser un échange apaisé, précisez que vous n’attendez pas une réponse dans les plus brefs délais et désirez seulement que votre demande soit étudiée.

Vous estimez après coup avoir mal négocié, comme l’affirme tout de même un salarié sur deux ? Si vous n’avez pas la patience d’attendre l’an prochain pour effectuer un nouvel état des lieux et démontrer à votre hiérarchie que vous méritez une rémunération plus conséquente, vous avez toujours la possibilité de trouver un nouvel employeur, mais attention, l’herbe n’est pas toujours plus verte ailleurs…

Une énième raison légitime de demander un salaire plus élevé

Par défaut d’informations ou crainte de générer un conflit qui risquerait de les placer dans une situation très inconfortable, on compte malheureusement des employés qui exercent leur activité alors que leur rémunération est injustement inférieure au minimum légal (en deçà du minimum conventionnel ou du SMIC) soit 11,52 euros bruts de l’heure à l’heure où nous rédigeons ces lignes, au printemps 2023.

La démarche à entreprendre dans ce cas est relativement simple : il convient d’obliger légalement l’employeur à ajuster la rémunération à hauteur du montant conventionnel ou légal. Celui-ci est également contraint de verser un rappel de salaires (dans un délai de 3 ans) ainsi que des dommages et intérêt.

À noter que le non-respect du minimum conventionnel vaut aussi une rupture du contrat de travail à tort pour l’employeur.

 

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